23 janvier 2009
Still Moving, Chapitre V
J'ai menti. En preparant le chapitre suivant, je me suis rendu compte qu'on avait passé une journée à regarder des surfeurs et à prendre le soleil. Donc ce chapitre ne sera pas sur le bush walk ou la sortie au lagon... Mais ce jour la on a vu des belles actions.
Le spot d'Agnes Water est joli. Un point break déroule en frisant les rochers, et plus près de la plage les débutants peuvent prendre des mousses. Mais pour les vrais, c'est juste là, derrière les rochers. Mieux vaut avoir une bonne lecture de vague.

Agnes Water est plutôt tranquille, au grand bonheur des locaux, qui vivent au rythme des marées. Peu importe l'age, la couleur de ton boardshort ou la planche que tu surfes, tout le monde est à l'eau. J'ai remarqué une préférence pour le longboard.
Max (de son nom complet Maxwell) notre compagnon de chambrée, a emprunté la planche de James, l'autre camarade de piaule, pour aller a l'eau. La classe Max, la classe...
Certains offrent des sorties de vague spectaculaires, voire aériennes.
Puis c'est la fin de session. Apres un bon repas, je vais me coucher relativement tôt, car j'ai envie de tenter de prendre le lever de soleil en photo, et dans ce pays ce gros malin se leve vers 4h30, me disent les autochtones. Facile ! James me dit de le reveiller, il aimerait bien m'accompagner. J'y crois pas trop. Le reveil sonne il est 4h15, James dort comme un gros bébé, et mes secousses n'y changent pas grand chose. Je me pose a la plage et guette la lumière, mais j'estime en avoir pour encore une demi-heure.
Les filaos (oui oui, comme à la Réunion) se balancent en suivant les allers retours des vagues. Le soleil n'a toujours pas percé, mais c'est pas grave c'est quand même beau et au moins il ne fait pas encore trop chaud.
La dernière photo est une dédicace a Georges, Rodolphe et à l'ILOI. C'est à dire que je ne pouvais pas le louper, le Recycrabe, il me narguait, creusant son trou dans le sable à 2m de moi. Il rentre furtivement dans son trou, ressort trente secondes plus tard...jette un oeil, immobile, aux alentours...éjecte sa récolte de sable et cavale illico-presti dans sa caverne. Mais pas assez rapide pour échapper à l'appareil.
Promis, bientôt le lagon et le bush walk...
24 décembre 2008
Premier road trip avec le cousin
Vendredi apres midi bim bam boum la voiture est chargee on demarre ! 
Direction les rock pools de Currumbim, dit comme ca c'est super allechant mais en fait c'etait minable et tres mal indique sur nos cartes de beaufs. Donc pas de photo pour la peine ! On part alors sur Natural Bridge, et la c'est pas pareil, ca vaut le detour.
C'est avec l'erosion d'une caldera que s'est cree cette arche naturelle, tres belle. La nuit y'a des vers luisants.

Mais bon c'est pas tout ca, apres une tete piquee dans de l'eau plutot bonne, on part vers le Mebbin National Parc histoire de trouver un endroit ou "camper". La route devient de la piste, les wallabies sautent sur les cotes, on evite de rentrer dans les bagnoles qui arrivent en face. Ben oui, je pensais pas qu'il y avait de la vie ici !
On trouve un parc, et on paye pas l'entree, parce qu'on est francais, radins et malpolis. On installe notre campement grand luxe : bache sur le sol. Le coffre de la Camry ouvert, on ecoute de la zique, on boit des bieres au bord du feu et on s'enfile des noix de cajoux. Nos voisins sont jaloux, dans leur ultra moderne bush truck avec remorque-maison climatisee + moustiquaires et BBQ. Comme le coffre n'est pas si grand que ca, on dort a la belle. Les souris viennent effrayer le pauvre Julien, les kangourous s'approchent furtivement en esperant qu'on ait laisse traine une cajou. Mais pas fou le trio, on a tout mange. La pluie nous tombe sur la gueule a intervalles regulieres, j'ai des courbatures a dormir a meme le sol. 7h du mat, on decampe sous un fin crachin, direction Nimbin, le village qui s'est fonde sur une communaute de hippies, surement dans les seventies.
Petit cafe pour se reveiller, oeufs bacon par la meme occasion. Les gens fument des joints et parlent lentement, ils sont habilles en arc en ciel et les magasins ouvrent tard.
On fait les devantures, et personne ne nous propose d'acheter de la weed, nous sommes decus.
On repart, quittant ce petit village hors du temps et des lois.
A nouveau sur la route, requinques, on se dirige vers Angourie et ses blue pools, qui nous l'esperont seront en effet bleues et accueillantes.
On s'achete un poulet roti, des chips, puis on emmene notre festin pres des piscines naturelles, en bord de mer. Les fourmis sont sauvages.
Pour la digestion, rien de tel qu'une ballade romantique le long du rivage, puis un petit calage pour regarder les surfers rider le point break d'Angourie.
Les "surf widows" (copines de surfers, jalouses des vagues que leurs hommes leurs preferent) scrutent le spot perchees sur des rochers. C'est un point break de classe internationale apparament, tres pres de la cote.

Puis enfin, une petite sieste sur la coline, on se croirait presque dans la Petite Maison Dans La Prairie. Mais nous on se casse pas la margoulette en courant dans l'herbe, Oh Yeah !
Ca y est, c'est le moment d'aller faire les foufous dans les picsines naturelles. L'eau est douce, et pourtant a quelques metres seulement du pacifique. Y'a du fond, impossible de le toucher. Et y'a des rochers avec des spots de hauteurs differentes. Bilou et moi tatons le terrain.

Les djeuns locaux debarquent en grande pompe et nous en mettent plein la vue avec leurs super sauts depuis le plus haut spot. Ils ont 13 ans mais on les yeux exploses et des muscles de surfers du gymnase aux halteres. Une fois la vague de jeunesse passee, on sympathise avec 3 gars dans leur mi-vingtaine, eux aussi en road trip. Comme par hasard, ils bossent dans l'audiovisuel sur Adelaide, et vont faire la teuf a Byron Bay le soir meme. On decide de faire pareil, on echange les numeros et on se retrouve la bas. Pubs, bieres, bieres et encore bieres, les souvenirs sont flous, les photos inexistantes. On se perd meme vers minuit et demi, pour se retrouver le lendemain matin tous endormis dans la Camry (cette fois on est tous rentres dedans) sur le parking pas loin des pubs.
Byron Bay est a l'origine une petite ville de surfers puristes, mais qui s'est vite fait envahir par les touristes et les commerces. Il faut y passer quand meme, pour voir l'esprit Billabong, Quicksilver, Grands Blonds et Petits Bikinis. C'est aussi l'endroit LE PLUS A L'EST DE L'AUSTRALIE, un fait incroyable qui merite des panneaux et tout le tintouin.

On part ensuite vers Lennox Head pour prendre un petit dej, c'est pas loin de Byron Bay, c'est plus calme, plus joli et plus authentique. On se baigne meme dans un lac rouge, c'est bon pour la peau il parait. L'esprit de l'ocean est la, dans toute sa splendeur et sa simplicite.
Il est temps de remonter la cote vers Kingscliff, lieu de depart, pour une bonne sieste bien meritee (sans parler de la douche... trois lascars ca pue !)
